Langue Trou, de Ludovic Degroote et Céline Guichard
14,00€
Ludovic Degroote publie avec “Langue Trou” son premier recueil de poésie sexuelle, davantage qu’érotique, à partir d’un poème éponyme écrit en 2001. Ici, Degroote le prolonge et alterne fragments et poèmes versifiés minimalistes suggérant l’enjeu d’un tel sujet, parfois avec drôlerie, où tout ne se passe pas si facilement.
Céline Guichard, par la frontalité de ses dessins, dépasse l’expressionnisme et la réduction formaliste. pour en offrir sa version. Comme Prigent, elle pourrait dire «Du sexuel, je ne sais évidemment rien, sinon que c’est précisément ce qu’on ne sait pas».
> Ludovic Degroote lit un extrait de son texte
Catégorie : Les livres
Informations complémentaires
| Poids | 0,5 g |
|---|---|
| Dimensions | 14 × 19 cm |
| ISBN | 978-2-9541260-5-0 |
| Pagination | 64 p. |


Ménure superbe, d’Axelle Glé
Les livres
Le ménure superbe, ou oiseau-lyre, est un oiseau australien qui possède la faculté surprenante d’imiter tous sons perçus. Il incarne ici l’enchantement déclenché et soutenu par la variété du vivant : becs, plumes, foules des espèces et solitudes intimes.
Le poème sonore, pseudo-récit, parcours initiatique, est influencé par les lectures réitérées du Cantique des oiseaux de Ud’din Attar, monument du soufisme. Ce poème tout en mosaïque et paraboles a marqué et bercé l’imaginaire de poète d’Axelle Glé avec ses dimensions conceptuelles, narratives et sensuelles.
Dans Ménure Superbe les voix intérieures et animales s’entremêlent, la vie est joie et mort, la langue est légèreté et empreinte.
Formée par la musique, la littérature et le soin, Axelle Glé tisse des textes où le sonore et la musique sont primordiaux. Elle crée et dit des textes et spectacles poétiques en solo, avec la complicité de comédiens, de musiciens ou d’artistes visuels. Voués généralement à être dits lors d’évènements, ses textes se retrouvent parfois dans des objets papier : livres d’artiste, revues.
Elle participe activement à la vie de l’association PoSo qui œuvre pour la littérature vivante en Touraine et anime des ateliers d’écriture tous publics en parallèle de l’écriture poétique.
Elle poursuit ses recherches sur le son et la littérature à travers une thèse de doctorat.
https://soundcloud.com/lesinapercus/menure-superbe?si=00853274a21c497eb55c9bb4a79be7de&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing
Extrait :
DEPART
Imaginer le nombre de battements cardiaques entre deux battements battements d’ailes, ou en vol plané.
L’un des oiseaux est sur le point de départ. Sans s’attendre ils partent. Ils décollent tous presque en même temps.
Les oiseaux parfois se rassemblent, ou volent seuls.
Parfois un oiseau en supplante un autre.
Ils parfois s’envolent loin dans d’autres peut-être forêts ou océans ou temps anciens.
Ou panthéons.
Ils parfois ne reviennent pas.
Ils souvent planent pour d’autres horizons.
Ils parfois reviennent mais ce ne sont pas les mêmes.
9,00€


Carole, de Perrine Le Querrec et Mathieu Farcy
Les livres
Carole n’est pas un roman, pas un recueil de poésie, pas un livre de photographie – c’est tout cela à la fois, et bien plus encore. Ce projet à deux voix –littéraire et photographique – explore de manière troublante et sensuelle le dialogue entre le texte et l’image, entre le créateur et sa création, entre ce qui est visible et ce qui cherche à se dire. Le point de départ est simple : une pellicule de36 poses, 36 fragments de texte. Mais très vite, le geste artistique s’émancipe, devient quête, devient enquête. Carole est une œuvre pour les lecteurs curieux, pour les regards attentifs. C’est aussi un manifeste discret mais profond sur la politique de l’image et du mot, la mémoire, l’engagement et le pouvoir de la fiction.
Extrait :
Elle n’est encore personne elle bouge lentement ne parle pas possède juste un nom je le lis je passe mon temps à la penser à l’écrire à me suivre je voudrais trouver ton visage Carole faisait-elle un bruit lorsqu’elle parlait oui Carole faisait sûrement un bruit lorsqu’elle parlait Carole faisait-elle un bruit lorsqu’elle jouissait ? Carole faisait certainement un bruit lorsqu’elle jouissait Carole faisait-elle un bruit lorsqu’elle tombait ? Carole faisait certainement un bruit lorsqu’elle tombait lorsqu’elle baillait lorsqu’elle chantait lorsqu’elle pleurait lorsqu’elle aimait par l’opération du langage Carole est bruyante, lorsque je tombe je fais un bruit avant la chute pendant après il y a trois bruits distincts j’en donne un à Carole que je choisis au hasard.
Perrine Le Querrec lit un extrait de son texte :
https://soundcloud.com/lesinapercus/carole-perrine-le-querrec?si=d79819029dd3427f8501e38b0465a3a5&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing
17,00€


La Bête, son corps de forêt, de Perrine Le Querrec
Les livres
Long poème et petit livre, La Bête, son corps de forêt, est le deuxième ouvrage de la collection La Mer dangereuse, dédiée au désir et aux passions amoureuses - en référence à la Carte du Pays de Tendre qui représente les différentes étapes de la vie amoureuse et où la Mer dangereuse figure les passions.
La Bête, son corps de forêt, c’est l’organisation amoureuse, sensuelle, de la poésie et du jouir. Une histoire de mots sur la page. L’effet des mots sur le corps, du corps sur les mots.
L’histoire d’une rencontre. Deux corps deux animaux des mots. Terre ferme. Tout tangue.
Est-ce que l’autre existe ?
Est-ce que l’écriture existe ?
L’un existe-t-il sans l’autre ?
Perrine Le Querrec publie de la poésie, des romans, des pamphlets. Elle écrit par chocs, construit une langue et un regard à la poursuite des mots réticents, des silences résistants.
Ses rencontres avec des artistes et sa fréquentation assidue des archives nourrissent sa propre création littéraire et pluridisciplinaire.
Parution le 12 juin 2020
7,00€


Adventices, de Jane Sautière et Marie Sordat
Les livres
Un journal du présent, entre chaos du monde et éclats de beauté
"Adventices" s’ouvre sur le constat du chaos du monde, transmis par le flux ininterrompu des « nouvelles » :
guerres, violences, catastrophes, injustices sociales et écologiques. Mais plutôt que d’y céder à la
sidération ou au désespoir, l’autrice propose un geste d’écriture singulier : relier l’horreur politique aux petites joies ténues du quotidien.
L’autrice invente une écriture à la fois lucide et fragile, qui relie la tragédie collective aux petites présences quotidiennes. Chaque note, au fil des jours, devient l’équivalent d’une plante adventice : surgissant dans les fissures du réel, obstinée, elle ouvre un passage vers la joie.
Face au tumulte, une écriture comme une plante dans l’asphalte : fragile, obstinée, nécessaire. Entre méditation politique et journal poétique, Adventices explore une autre manière de résister : non par le grand discours, mais par l’attention au minuscule, par le geste d’écrire qui recueille à la fois la douleur du monde et la ressource du vivant et qui prépare un sol fertile où, peut-être, pourra s’enraciner l’avenir.
Extrait :
Ce que je souhaite vous mettre aux yeux, ce n’est pas une consolation, un antidote, une oeuvre de la sublimation. C’est l’enfant saugrenu de la joie, qui n’obéit à rien, même pas la nécessité d’être, c’est peut-être le signe le plus incongru de la vie elle-même, qui se fout de nos arts et de nos élaborations, qui est comme le sang qui pulse dans notre corps, comme le battement incontrôlé du cœur, une œuvre de la circulation, de ce qui bouge, trace, n’obéit à rien qu’à son essence même, une moelle, je ne sais pas dire autrement que « joie ». Et même moins que çà.
17,00€

